Pourquoi une évaluation diagnostique?

On peut supposer que les élèves de cette cohorte qui ont échoué au critère « orthographe » en 6e année sont probablement ceux qui étaient en échec à ce critère en 5e secondaire.

(Il serait surprenant que les élèves en échec en 6e année aient réussi en 5e secondaire et que les élèves en réussite aient échoué…)

En effectuant chaque année une évaluation diagnostique, on s'assure de ne pas échapper les élèves qui passeraient autrement à travers les mailles du filet!
Définition de l'évaluation diagnostique selon Scallon (1991) :

Lorsque l’évaluation est faite avant les apprentissages, dans une optique d’analyser les forces et les difficultés des élèves pour cibler leurs besoins, elle est qualifiée de « diagnostique » (Scallon, 1991). (Extrait du mémoire de Michèle Potvin, p. 30)

Dans le contexte d'un évaluation POUR l’apprentissage, selon Rey et Feyfant (2014), l'évaluation diagnostique sert à :
Un des avantages de l’évaluation diagnostique (Brézillon et Champault, 2008) :

L’évaluation diagnostique permet ainsi à l’enseignant de préciser les difficultés et les obstacles qui freinent l’apprentissage de ses élèves pour ensuite cibler les compétences pour lesquelles il fera des activités de remédiation. Ces activités devraient d’abord viser les compétences qui doivent être maitrisées à la fin du cycle (Ibid.).

Chez Évadi, nous évaluons POUR l'apprentissage

pour cibler les forces et les faiblesses

et aider les élèves à réussir!


Nous prônons l’évaluation formative qui a pour objectif « de préparer une nouvelle séquence d’apprentissage qui tient compte des caractéristiques des élèves » (De Ketele, 2010, p. 66). Alors, selon Scallon (1991), dans cette perspective d’évaluation, il s’avère pertinent d’utiliser une évaluation diagnostique qui fait ressortir les forces et les difficultés des élèves pour cibler leurs besoins en intervention. Ceci permet, dès les premières journées de classe, avant même de commencer une nouvelle séquence d’apprentissage, de dresser un portrait juste de ce que les élèves maitrisent. (Extrait du mémoire de Michèle Potvin, p. 17)

Woobinar avec Steve Masson :

Et si la crise actuelle était l'occasion de repenser les examens?

Références

Brézillon, G. et Champault, F. (2008). Les évaluations diagnostiques en France : le diagnostic, une notion et une exploitation en classe qui évoluent depuis 1989. In G. Baillat, J.-M. De Ketele, L. Paquay, et C. Thélot, (2008). Évaluer pour former : Outils, dispositifs et acteurs. Bruxelles, BE : De Boeck Supérieur, 83-98.

Rey, O. et Feyfant, A. (2014). Évaluer pour (mieux) faire apprendre. Dossier de veille de l’IFÉ, 94, septembre.

Scallon, G. (1991). L’évaluation formative. La réflexion (3e éd.). Québec : Les Presses de l’Université Laval. (1re éd. 1988).