Comment aider les élèves à améliorer leurs compétences en orthographe

Comment aider nos élèves à améliorer leur orthographe

Est-ce que les difficultés d’un élève en orthographe se résorberont d’elles-mêmes au cours du secondaire? Eh bien, mon expérience de près de 25 ans me dit que NON! Et on peut le constater par les résultats des élèves à l’épreuve d’écriture de 5e secondaire. Il y a à peine plus de la moitié des élèves qui réussissent à ce critère depuis 2009, selon les données du ministère de l’Éducation du Québec!

L’élève a besoin d’accompagnement et de soutien pour retravailler les règles de base, les classes de mots, mai surtout la démarche de correction… Il ne doit pas que réviser et répéter les règles! Il doit d’abord apprendre à être conscient de sa démarche de correction, de sa métacognition, et par le fait même de ses automatismes de correction, et à réfléchir à des moyens pour améliorer cette démarche afin de réduire les erreurs orthographiques.

Avec ÉvadiGraphe, j’ai voulu me simplifier la tâche d’évaluation en sauvant du temps de correction, mais j’ai aussi voulu obtenir un rapport très détaillé des types d’erreurs que faisaient mes élèves, afin de regrouper ces erreurs et de faire des blocs d’intervention pour y remédier. J’ai alors constaté que plusieurs erreurs relèvent d’un manque de réflexion.

Connaitre son profil de scripteur

J’ai eu la chance de travailler avec deux enseignants de l’école secondaire Cardinal-Roy, Guylaine Laurin et Alexandre Tremblay-Therrien, qui expérimentent ÉvadiGraphe depuis quelques années déjà et qui ont voulu développer un outil pour aider davantage leurs élèves. En fait, ils souhaitaient rendre leurs élèves de 5e secondaire encore plus autonomes dans leur apprentissage de l’orthographe. Nous avons donc élaboré un profil de scripteur personnel qui consigne les forces et les difficultés et permet de suivre la progression tout au long de l’année à travers les dictées et les productions écrites. L’élève est amené à inscrire le nombre d’erreurs qu’il produit de chaque type d’erreurs et à faire des constats sur sa démarche de correction, afin d’apporter les correctifs nécessaires pour la prochaine tâche d’écriture. Il voit ainsi son évolution tout au long de l’année.

Cette réflexion s’inscrit dans une démarche de réflexion élaborée par ces mêmes enseignants après la passation d’ÉvadiGraphe. On y retrouve étape par étape des tâches à effectuer avec les élèves. Certains diront que c’est du temps qu’ils n’ont pas en classe, d’autres sont conscient que ce temps est justement celui qui leur fera sauver du temps, puisqu’il permettra aux élèves d’évoluer plus rapidement ou d’évoluer, point, car plusieurs stagnent depuis si longtemps!

La dysorthographie est parfois bien cachée!

La dysorthographie est parfois  bien cachée!

La dysorthographie est parfois bien camouflée parce que l’élève met les bouchées doubles pour ne pas la laisser paraitre dans ses écrits. Heureusement, on peut la dépister!

Deux élèves ont particulièrement marqué ma pratique orthopédagogique. Deux élèves d’un collège privé où j’avais mon bureau en pratique privée. Ils étaient au Programme d’éducation internationale (PEI) en 2e secondaire et excellaient dans toutes les matières. Toutes? Oui!!! Avec des résultats de plus de 95 % partout, sauf en français avec des résultats avoisinant 85 %!

Ils m’ont quand même été référés, à leur demande… pour des difficultés avec l’orthographe! Ils devaient travailler très fort pour chercher tous les mots, car malgré qu’ils étaient très forts en lecture (> 95%), ils ne retenaient pas l’orthographe d’usage et s’embourbaient dans les accords, pour perdre beaucoup de points en écriture. Ces deux élèves avaient développé un gout pour la lecture et compensé en lisant beaucoup. Un gros roman par semaine! En écriture, sans dictionnaire ni Bescherelle, c’était toutefois la catastrophe! Malgré leurs très bons résultats partout ailleurs, cette faiblesse en orthographe minait leur estime de soi. Ils en ont tous deux parlé, dès le début de leur première rencontre respective…

C’est, entre autres, ce type d’élèves que l’on voulait faire ressortir quand j’ai créé ÉvadiGraphe, alors que je suivais les élèves de ce collège. Ceux qui passent à travers les mailles du filet parce qu’ils travaillent fort pour que leurs difficultés ne paraissent pas!

Comme l’élève ne peut pas consulter les ouvrages de correction lorsqu’il fait une dictée ÉvadiGraphe, il montre ce qu’il maitrise vraiment et ce qu’il doit déployer comme effort pour se corriger. C’est alors que l’on peut dépister la dysorthographie! D’ailleurs, ÉvadiGraphe a permis de faire ressortir plusieurs de ces cas depuis 7 ans!

L’évaluation orthopédagogique de mes deux élèves a été complétée en neuropsychologie pour effectivement révéler une dyslexie-dysorthographie qui était compensée en lecture de mots et de textes, mais était sévère pour la lecture de non-mots! En écriture, toutes les voies de traitement étaient dysfonctionnelles!

Comme quoi, il ne faut pas se fier aux apparences…

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